En deux-deux

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Qu’il était chiant ce grand prix… Sérieux, je sais toujours pas ce que j’ai regardé. Ah si ! Vettel qui égale Alonso Díaz et ses deux titres. Bon, il est encore mené 27-19 aux victoires, mais à ce rythme, ce sera plié en fin de saison prochaine. Comme ça fait 27-20 aux poles, le meilleur pilote du monde va bientôt être détroné par un freluquet qui pilote une canette de soda. Si si, je me moque. Pourtant, je préfère le Alonso 2011 à la mouture 2010, un brin arrogante et casse-burnes. Comme quoi les mouches changent vite d’âne. Il a sorti une sacrée course le Alonso. Mais je crains pour lui un destin à la Prost chez Ferrari s’il revient fanny une troisième fois en 2012.

Bon, sinon, Button m’a amusé, justement. Il a laissé Alonso revenir à coup de chrono de dingue dans le T2… ET PAN, quand il a voulu, meilleur temps absolu dans le T2. A trois tours de la fin. A l’italienne. On a dû aimer, à Maranello. Soigner le mal par le mal. « Je me suis suis laissé dire que tu t’arrachais pour m’attaquer en fin de course. Si j’ai envie, regarde ce que je te fais. » Si Button se met aux messages subliminaux, le prochain championnat va être sympa.

Sinon, Schumi égal à lui-même en cette fin de saison quand il ne monte sur personne, je dirais. Hamilton égal à lui même en cette fin de saison en montant sur tout le monde, je dirais. A force de croiser le fer avec son nouveau copain (ils m’ont bien fait marrer, ses compliments), il va finir les échappements en chou fleur à tous les GP, le Fais-li-pets. J’ai aussi vu en regardant les classements finauds qu’on avait retrouvé Webber et qu’il avait participé à cette course. Pour Steve Fossett, ça avait été plus long. Bon, faut être mesuré, on ne l’a vu qu’une seule fois : lorsque le muret Red Bull lui a passé la consigne. Le boute-en-train de l’étalon Fetteul, quoi.

Un mot sur Perez aussi. Un qui doit sentir son souffle juvénile mais néanmoins rauque sur sa nuque, c’est Massa. Car logiquement, c’est lui qu’on devrait retrouver chez Ferrari très bientôt. Pourquoi pas dans le cadre d’un échange ? Massa retourne chez Sauber, Perez chez Ferrari dans le rôle fort flatteur de PQ d’Alonso et Peter se retrouve avec des blocs italiens à un prix raboté. Il est beau mon plan nan ?

Deux qui n’ont pas confirmé (cette fois-ci) les belles dispositions entrevues, ce sont Koba et Senna Jr. Kobayashi s’est fait plié par le Telmex boy à la maison. Ca cause, quand même. Quant à Senna, il n’est pas largué en vitesse pure sur un tour par Petrov. Ce qui est bon signe, car le Russe a le pied droit lourd. En revanche, l’impression qui reste est double. D’une part, Bruno semble peiner un peu plus pour aller chercher ces chronos. D’autre part, il semble manquer d’un peu de consistance en course. A voir, mais mon impression est que Petrov (qui a pour lui une expérience plus conséquente dans l’équipe et au volant de la voiture) est encore la référence chez LRGP. Allez, Bruno, on va au charbon !

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6 réflexions sur “En deux-deux

  1. Hop hop hop…. L’histoire montre (j’en parlais encore avec Lewis il y a 10 mn au telephone) que les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas forcement. Vettel n’aura pas toujours la meilleure monoplace du plateau… Je crois qu’avec 3 caractères bien trempes sur la piste la distribution des titres ne va pas etre si facile dans les années qui viennent.
    Alonso… ce garçon n’a jamais été ce que j’appelle un chasseur de poles (pilote qui a plus de poles que de victoire, en principe ma catégorie favorite) sa grande caractéristique a mon avis c’est d’être concentre sur le championnat, et d’analyser en permanence sa situation en course pour en tirer le meilleur, ce qu’il réussit plutôt bien d’ailleurs. Sa position chez Ferrari est solide et il est probablement convaincu qu’il va mener cette équipe a la réussite. Alonso vise maintenant la légende, quand a savoir s’il y parviendra c’est une autre histoire.

  2. Je suis d’accord avec toi. D’une saison à l’autre, beaucoup de choses changent, même si je pense que dans le cas de Vettel, on va en bouffer pendant dix ans. Que ce soit Hamilton ou Alonso, on voyait des failles dans le comportement. Hamilton est devenu rapidement une superstar borderline, et Alonso a vite montré son égoïsme (il est juste de dire qu’il a évolué dans sa faculté à s’intégrer dans une équipe depuis 2010, rendons à César…). J’ai beau regardé Vettel… l’impression est encore plus forte que celle laissait par Schumacher à l’époque, lui qui était limite en piste.

    D’accord avec toi sur Alonso, qui est plus un épicier qu’un bourrin de l’attaque. Les termes ne sont pas péjoratifs. Juste grossiers. 😀 Sinon, je doute moins de la solidité de la position d’Alonso que de la faculté de la Scuderia à lui fournir une machine gagnante et à l’exploiter correctement. Mais je sens qu’on va pas être d’accord sur ce dernier point. 😀

  3. Laissons 2012 répondre a ta question…. Ferrari+Alonso c’est un ticket gagnant assuré, l’an dernier il fait 2, cette année ca m’étonnerait qu’il finisse plus loin que 3 (avec une machine qui vaut 5)

  4. Alonso un épicier…
    C’est étrange mais ces temps-ci, on ne voit pas beaucoup d’épiciers qui se battent pour décrocher une seconde place devant Vettel.

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