#11 L’imposture des deux arrêts

A la manière d’un lapin made in Garcimore, Pirelli s’est illustré en sortant de son chapeau une assertion (jamais le terme n’aura été si galvaudé…) pas banale du tout.  C’est Paul Hembery, directeur du département F1 de la marque italienne, qui s’est chargé non sans zèle de la diffusion de l’énorme ânerie en question. « On espère avoir au final deux changements de pneus par course. On veut créer plus de spectacle. On veut essayer de jouer notre rôle en crééant autant d’interêt que possible. Mais nous devons être réalistes. C’est notre première saison et nous ne pouvons pas faire de tests sur certains circuits, notamment les tracés urbains, et les nouveaux circuits. Nous avons demandé aux équipes de considérer la possibilité de tester de nouvelles gommes pendant la saison, et ils nous ont suggéré, verbalement du moins, qu’il pourrait être possible d’essayer lors des premières séances du vendredi des gommes différentes. » La qualité du spectacle serait donc subordonnée au nombre d’arrêts aux puits. Tiens, tiens, tiens… Pourtant, en mettant un terme au règne des ravitaillements en essence, c’est bel et bien la loi des stands que les instances ont souhaité briser. So what ?

Le raisonnement de Hembery se fonde implicitement sur les déductions (hasardeuses) nées au lendemain Grand Prix du Canada 2010, qui il est vrai a offert un spectacle aussi incongru que palpitant, sans que Kubica ne reparte de Montreal avec un trophée ou un gros mal de tête. Les gommes Bridgestone étaient alors parties en lambeaux au bout d’une dizaine de tours en début de course, laissant teams et pilotes dans une confusion ravageuse. Dans l’imaginaire collectif, le manque d’endurance des gommes avait donc été à l’origine du souk. Souk que Pirelli chercherait à reproduire la saison prochaine. Et c’est précisément là qu’on se doit de s’inscrire en faux ! Contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas la longévité réduite des gommes qui a fait de cette course une mine d’incertitude !

A mon sens, le résultat est dû à quatre facteurs dominants :

– l’incapacité des équipes à prévoir avec précision la longévité des gommes en question pour cette course canadienne en raison de circonstances particulières

– la brutale chute de performance du mélange en question le moment venu (parfois jusqu’à 5″ au tour) en raison d’une usure erratique (graining, blistering)

– la sensibilité des gommes à l’exploitation d’une équipe, d’un pilote, voire d’un train à l’autre (on a observé de grosses différences de tenue dans des conditions identiques en course)

– la topographie du tracé, qui autorise les dépassements de façon nette dans au moins quatre zones par tour (à Monaco, le problème aurait été réglé rapidement)

Pour faire clair, Bridgestone était à côté de la plaque lors du rendez-vous canadien, et a fourni aux teams des gommes inadaptées aux conditions avec les conséquences que l’on sait. Au delà de la stricte longévité des produits, c’est de qualité dont il est question. Pour reproduire le même spectacle, on aurait donc besoin de gommes difficiles à utiliser, avec une fenêtre d’exploitation très réduite, d’une longévité limitée, et avec une courbe de performance qui s’effondrerait brutalement. Des gommes pourries, quoi. Après le Grand Prix du Canada, les pilotes ne se sont pas privés – et à raison – pour stigmatiser et critiquer les lacunes des pneumatiques japonais. Question subsidiaire : l’image de marque de Bridgestone a t-elle été positivement influencée par l’incartade ? Evidemment, non, mille fois non.

Ce qui nous amène au constat suivant : si un manufacturier souhaite véritablement générer du spectacle, il lui faudra fournir des gommes perclues de lacunes, sujettes à la critique, et renvoyant une image de la marque aux téléspectateurs qui serait tout sauf flatteuse. Un déficit en terme d’image, de retombées, qui ressemblerait grandement à un sacrifice en terme financier. Vous achèteriez, vous, un pneu d’une marque incapable de faire 50 bornes sur une F1 de bas de tableau ? Rappelons que pour un manufacturier pneumatique, la Formule 1 est un vecteur de publicité… Tout est dit. Il est possible que Pirelli tente de bonne foi de miser sur l’aspect spectacle. Mais nul doute sur le fait que les Italiens feront bien vite marche arrière au fur et à mesure que les Vettel, Alonso, Hamilton ou Schumacher souligneront à mesure de communiqués que les Pirelli sont tout simplement de mauvais pneus, ou, pire encore, pas à hauteur de leurs prédécesseurs nippons…

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26 réflexions sur “#11 L’imposture des deux arrêts

  1. A vrai dire je ne sais plus du tout la raison qui fut invoquée pour justifier la suppression des ravitaillements en essence.
    La sécurité ? La réduction des coûts ?
    Forcer les motoristes à construire des moteurs moins gourmands ?
    Quoi qu’il en fut, ça n’a effectivement généré aucun spectacle supplémentaire.

    Mais de ce fait, le manufacturier pneumatique se retrouvait seul responsable des arrêts, donc du « spectacle » au sens entendu par ces brillants dirigeants…

    Bridgestone a déjà apporté sa contribution en ne fournissant pas des pneus à la hauteur, il fut rare en effet de lire les pilotes satisfaits tant des choix de gommes proposés que des qualités intrinsèques.

    Alors compte tenu de tout ça, je dirais que Pirelli ne peut que faire pire encore. Ils n’ont pas l’expérience de Bridgestone ou de Michelin et ils reconnaissent eux-mêmes qu’ils n’ont pas les moyens de développer sérieusement…

    Or mes frères, il se trouve que le pneu est, avec le macadam, l’élément le plus essentiel dans une course de voiture car il conditionne-tout comme le macadam-la bonne tenue de l’engin sur le sol.
    Et il se trouve que l’essentiel des macadam est fabriqué par Shell qui travaillait en étroite collaboration avec Bridgestone…

    De là à dire que 2011 pourrait être l’année des méduses, entendez par là que la saison pourrait glisser sur une peau de banane suite à l’incapacité de Pirelli, il n’y a qu’un pas que je redoute.

    Rendez-nous DEUX manufacturiers pneus, c’est le seul moyen de les forcer à mieux travailler et donc, à fournir des pneus performants.

  2. Là, Dayrton, tu cries avant d’avoir mal ! Si les Pire(lli) sont si mauvais : tout le monde les aura ! On verra dans ce cas qui est le plus fort en drift, ou en économie, ou en stratégie, ou en « course sur jantes »… Ca peut amener du spectacle ! Imagine qu’en milieu de saison une écurie (rouge ? Grise ?) soit disqualifiée pour avoir utilisé des Brigestone (voire des Avon) repeints aux couleurs Pirelli : il y aurait de quoi rigoler, non ?

  3. N’empêche, des bananes comme dans Mario Kart, ca pourrait relancer l’intérêt de ce sport.

  4. Pour être plus sérieux, les F1 souffrent d’un aérodynamisme trop complexe qui les empêchent de se suivre.
    Ce sont juste des voitures faites pour se battre contre le chrono.

  5. C’est vrai que considéré de cette façon, ça n’est plus la peine de faire des pneus performants.
    On sait par définition que les voitures ne peuvent plus se dépasser à moins d’avoir une grosse différence de vitesse de pointe, donc elles en sont réduites à faire des processions. Et pour faire des processions, des pneus de route suffisent, faut économiser !

    Et considérant en outre que pour eux, lorsqu’une McLaren ou une Red Bull dépasse une Virgin ou une Lotus, c’est un « dépassement spectaculaire », la conclusion est double: primo, pas besoin de pneus sophistiqués et secundo, gardons les équipes de fond de grille puisqu’elle offrent aux autres l’occasion de faire des dépassement spectaculaires !
    La bêtise à l’état pur.
    Et on imagine déjà la greluche exhibée dans une tribune VIP s’extasier en disant « oh tu as vu comment il l’a dépassé ??? Quel pilote !!! » en voyant Hamilton doubler Trulli…et regarder ailleurs en voyant le même Hamilton planté derrière Webber sans pouvoir rien faire.

    Une raison de plus de se désintéresser de cette parodie de sport.

  6. Bonsoir tout le monde.
    Excellente analyse Emesset, ce truc est d’un ridicule sans nom… On se demande vraiment ce qu’ils (la FIA) ont en tête… Je ne taperais pas trop sur la tête de Pirelli car ils agissent probablement sur consigne de la FIA/FOM/FOTA… Je ne vois pas un manufacturier de pneus décider de son propre chef d’influencer le spectacle.
    J’aimerais quand même comprendre ce qui leur passe par la tête a tous ces connards (pardon !)

  7. @ Dayrton,
    Si j’étais toi, ou tout au moins aussi objectif que tu ne l’es, je prendrais plutôt l’exemple du spectaculaire dépassement d’Alonso sur Massa en Allemagne ; ou pour étayer le fait qu’il s’agit d’une procession, du même Alonso incapable de doubler Petrov où tu sais ! 🙂
    C’est étrange à la fin, cette propension à ne voir le mal que chez Hamilton (qui, soit dit en passant reste le meilleur dépasseur de tous les temps (ratio course en F1/dépassements et encore plus flagrant dans les catégories inférieures). Mais tu me diras que lorsqu’il gagnait en voitures télécommandées ou en karting minime il avait déjà le meilleur matos (en temps que futur, futur pilote McLaren) : of course ! Désolé, mais le garçon a un meilleur ratio victoire/participation dans toutes les catégories que Ayrton Senna lui-même. Et je ne dirais jamais qu’il est meilleur pour autant. Par contre, dire de lui qu’il est mauvais relève juste de la haine la plus primaire et aveugle. Point. Regarde tes stats !

  8. erratum,
    Sauf en FF, par exemple, LH n’en a pas fait…

    Fernando Alonso :
    2000

    Moves to Formula 3000 with the Astromega team and scores a victory at the challenging Spa-Francorchamps circuit. Finishes the championship in fourth place.
    Fernando Alonso (ESP) took victory in both of the races. Open Fortuna Championship, Donington Park, 5 September 1999. World © Ryder/Sutton
    1999

    Dominant performance in the Euro-Open Movistar Nissan single-seater series, with nine poles and six wins on his way to championship victory.
    Fernando Alonso
    1998

    Runner-up in the European karting championship.
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    Lewis Hamilton :

    2006

    Wins the GP2 championship at his first attempt, earning himself his maiden Formula One test and a McLaren race drive for 2007.

    2005

    Dominates the Formula Three Euroseries, taking the title with 15 wins, 10 fastest laps and 13 pole positions.

    2004

    Graduates to the Formula Three Euroseries. Finishes fifth overall, with one victory and a further two podiums.

    2003

    Wins Formula Renault title with two rounds to spare. Ten race victories, nine fastest laps and 11 pole positions.

  9. A mon avis cher Dominic, tu n’as rien compris à l’imposture Hamilton.
    Ce pilote est l’exemple-type du produit préfabriqué et élevé au grain pour en faire un champion depuis son plus jeune âge. On a de plus « balayé » sur sa route car quand on est drillé par le boss de McLaren himself, je ne te fais pas un dessin sur l’aisance que représente ce genre de balayage.

    Et un jour, comme prévu, l’étalon dressé pour vaincre arrive enfin sur l’hypodrome.
    Il mange la meilleure avoine, il dort sur le meilleur foin, on l’entraine nuit et jour sur un hipodrome simulateur et, cerise sur le gâteau, on lui adjoint comme partenaire un étalon pure race ayant déjà fait ses preuves à deux reprise, dans le but, évidemment, de le magnifier.

    Et que vois-ton alors ?
    D’abord que c’est pas aussi facile de balayer Alonso que des rookie en karting.
    Ensuite que malgré tous les avantages, il ne peut venir à bout de son partenaire.
    Et ensuite qu’il perd le tiercé en dérapant sur ses bêtises.

    Certes, les gens primaires, ou, pour être moins péjoratif, les fana-neuneus, ne retiendront que l’esbroufe mais l’observateur rigoureux que je suis refuse de tomber dans le panneau.
    Car les années années suivantes ne feront que confirmer que l’avoine était sans doute frelatée et que le candidat champion n’était en fait qu’un outsider.
    Car en 2008, la démonstration de son impuissance est faite et bien faite, même si illusoirement le titre décroché par un coup de bol monstrueux peu faire croire le contraire. En effet, personne ne dira le contraire, devoir attendre les 500 dernier mètres pour prendre le titre à ce tocard de Massa, il fallait vraiment être une ablette !

    Et 2009 confirme la tendance: en dehors de quelques coup de KERS qui n’auront encore une fois impressionnés que les groupies, on ne vit pas « celui qui était né pour écraser Schumacher ».
    Quant à 2010, il a été proprement ridicule et tout ceci nous fait clairement comprendre que dans le cas d’Hamilton, c’est la voiture qui fait le champion. Circulez, rien de spécial à voir.
    D’ailleurs, il va sans dire que je rejoins Ago lorsqu’il dit à juste titre qu’Alonso est le seul pilote du plateau à pouvoir être titré avec un matériel inférieur.

    Dès lors, qu’Hamilton ait desstats de dépassement supérieures à celles de Senna moi ça ne me dérange pas le moins du monde, attendu que cela signifie surtout qu’il a la tête près du bonnet. On ne compte plus le nombre de fois où ses dépassements débiles et dangereux lui ont coûté des points précieux.
    La course, ça se joue pas aux « balls » mais essentiellement avec la tête.

    J’espère que j’ai répondu à tes attentes et que tu piges au moins qu’il n’y a nulle haine dans mon analyse. et je terminerai en disant que nier ces faits(car ce sont des faits), friserait le fanatisme aveugle.

    Bon dimanche. ^^

  10. Grrrr, pas d’éditeur et il y a des fautes monstrueuses. Donc je recopie, désolé.

    A mon avis cher Dominic, tu n’as rien compris à l’imposture Hamilton.
    Ce pilote est l’exemple-type du produit préfabriqué et élevé au grain pour en faire un champion depuis son plus jeune âge. On a de plus « balayé » sur sa route car quand on est drillé par le boss de McLaren himself, je ne te fais pas un dessin sur l’aisance que représente ce genre de balayage.

    Et un jour, comme prévu, l’étalon dressé pour vaincre arrive enfin sur l’hippodrome.
    Il mange la meilleure avoine, il dort sur le meilleur foin, on l’entraine nuit et jour sur un hippodrome-simulateur et, cerise sur le gâteau, on lui adjoint comme partenaire un étalon pure race ayant déjà fait ses preuves à deux reprises, dans le but, évidemment, de le magnifier.

    Et que voit-on alors ?
    D’abord que c’est pas aussi facile de balayer Alonso que des rookies en karting.
    Ensuite que malgré tous les avantages, il ne peut venir à bout de son partenaire.
    Et ensuite qu’il perd le tiercé en dérapant sur ses bêtises.

    Certes, les gens primaires, ou, pour être moins péjoratif, les fana-neuneus, ne retiendront que l’esbroufe mais l’observateur rigoureux que je suis refuse de tomber dans le panneau.
    Et les années années suivantes ne feront que confirmer que l’avoine était sans doute frelatée et que le candidat champion n’était en fait qu’un outsider banal.
    Car en 2008, la démonstration de son impuissance est faite et bien faite, même si très illusoirement le titre décroché par un coup de bol monstrueux peu faire croire le contraire. En effet, devoir attendre les 500 derniers mètres pour prendre le titre à ce tocard de Massa, il fallait vraiment être une ablette !

    Et 2009 confirme la tendance: en dehors de quelques coups de KERS qui n’auront encore une fois impressionnés que les groupies, on ne vit pas « celui qui était né pour écraser Schumacher ».
    Quant à 2010, il a été proprement ridicule et tout ceci nous fait clairement comprendre que dans le cas d’Hamilton, c’est la voiture qui fait le champion. Circulez, rien de spécial à voir.

    Il va sans dire que je rejoins Ago lorsqu’il dit à juste titre qu’Alonso est le seul pilote du plateau à pouvoir être titré avec un matériel inférieur.

    Dès lors, qu’Hamilton ait des stats de dépassement « supérieures à celles de Senna » moi ça ne me dérange pas le moins du monde, attendu que cela signifie surtout qu’il a la tête près du bonnet. On ne compte plus le nombre de fois où ses dépassements débiles et dangereux lui ont coûté des points précieux. La course, ça se joue pas aux « balls » mais essentiellement avec la tête.
    Bref, c’est le niveau de Massa: on lui donne la meilleure voiture, il fera la pole, partira en tête et gagnera.

    J’espère que j’ai répondu à tes attentes et que tu piges au moins qu’il n’y a nulle haine dans mon analyse. Et je terminerai en disant que nier ces faits(car ce sont des faits), friserait le fanatisme aveugle.

    Bon dimanche. ^^

  11. Quant à ces deux cas dont tu me parles, Alonso sur Massa et Alonso/Petrov, ils ne relèvent en rien de l’objectivité.
    Le premier est même un cas très particulier puisque Massa décide de son propre chef de laisser passer Alonso. Ce sont ses affaires tout comme c’étaient celles de Button de rester derrière Hamilton dès qu’on lui eut enjoins de « sauver son essence ».
    LOL !

    Le second cas quant à lui démontre simplement ce que Bozooo disait: à moins d’avoir une différence de vitesse de pointe énorme, les F1 modernes ne peuvent plus dépasser.
    Mais bon tout ça tu le sais parfaitement, j’espère seulement que tu n’auras pas le manque d’intelligence de croire que Petrov est meilleur pilote qu’Alonso…parce que alors je te renvois dans tes cordes…de guitare !

  12. La seule chose qui me ferait plaisir, c’est qu’Alonso et Hamilton se cartonnent à chaque départ tellement j’ai une aversion pour ces 2 pilotes.

  13. Sonic je veux bien qu’on regarde les dépassements comme critère de sélection d’un pilote mais il faut se souvenir que la règle d’or de toute compétition auto/moto c’est de faire la pole, partir en tète et y rester, donc zéro dépassement.
    Donc une stat intéressante (et je ne connais pas le résultat par avance) serait:
    1. Ne considérer que les GP ou le pilote n’est pas en pole.
    2. Calculer la différence (position de départ-position d’arrivée) et diviser par le nombre de gp concernés.
    Je ne suis pas aussi sévère que Dayrton vis a vis de Lewis mais force est de constater que cette année il n’a pas prouvé grand chose. Bien entendu c’est a cause des changements intervenus dans sa vie privée comme les journalistes anglais savent si bien nous l’expliquer 😉

  14. Mes confuses Ago : ton commentaire de 9h26 était resté dans les coursives du blog, noté comme indésirable, pour une raison que je connais pas.

    Il ne l’était naturellement pas. Anomalie réparée!

  15. Ah ben je me disais aussi que j’avais pas lu ça lol.
    Merci Emesset.
    Et merci Ago, j’adore ton humour sur Hamilton, trop fort.

  16. Tiens tant que je suis là, et à propos des dépassement « statistiques »(« il y a trois sortes de mensonges: les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques »), le plus bel exemple qu’on puisse donner c’est une course qu’Ayrton a perdue, Suzuka 1988. Il faut revoir ça, l’accrochage avec Prost, le temps perdu immobilisé dans la chicane, le retour aux stands et encore du temps perdu. Et puis Aytron repart, il remonte en piste le couteau entre les dents, dépasse tout ce qui bouge, dépasse le leader Naninni et vient couper la ligne le premier. Il existe une vidéo intégrale cockpit de cette course et c’est un pur régal. Il fut déclassé scandaleusement par Balestre mais sa remontée fantastique n’en est pas moins belle.
    Le jour où Hamilton aura fait ça, il aura peut-être le droit de porter les couleurs de Senna.
    D’ici là, c’est juste un loubard loin d’avoir le talent de Senna et qui n’en a retenu que le côté agressif en oubliant le côté intelligence.

  17. @ Dayrton,
    Monza 2009, c’était grâce à une voiture équipée d’un Kers et non réglementaire que LH remonte de la 19 ème à la 2 ème place (avant son arrêt) ? Mais je ne chercherai plus à vous convaincre. Il le fera lui-même avec la MP4/26 ! 🙂
    Et promettez-moi de bouffer vos casquettes Ferrari (ou Alonso) si ça se produit !

  18. Mais je n’ai pas de casquette, je ne suis pas une groupie.
    La seule casquette que j’ai c’est une cap Full Tilt Poker avec mon nom brodé dessus en lettres d’or. ^^

    Dis-moi, Monza 2009, ma mémoire me lâche, c’est bien la fois où il pousse Glock dans l’herbe dans la Curva Grande sans recevoir de sanction pour pilotage dangereux ?
    Ce fameux GP où il a démontré toute son incapacité sur le mouillé le samedi et où il est resté bloqué derrière ce génial Massa durant la course ? Un GP remporté par un minable sur une auto minable non ??
    Un certain Vettel je crois, champion 2010 entre autres…

    Quant à la Mc2011, elle est toujours aussi moche que les autres années et en plus elle rend presque une seconde à Alonso et à Red Bull.
    Alors si tu souhaite entrer du bon côté de la Force, passe commande d’une casquette rouge !!

    😆

  19. Et on imagine déjà la greluche exhibée dans une tribune VIP s’extasier en disant « oh tu as vu comment il l’a dépassé ??? Quel pilote !!! » en voyant Hamilton doubler Trulli…et regarder ailleurs en voyant le même Hamilton planté derrière Webber sans pouvoir rien faire.

    heu, tu confonds avec ton dieu nando, là. tu sais, c’est le gars qui a réussi l’exploit de dépasser des lotus et HRT à monaco (en agitant quand même une douzaine de fois les bras). ou rester bloqué 40 tours derrière heidfeld (2007) 38 tours derrière petrov en turquie, ou encore pire, à abu dhabi, sans jamais rien tenter alors que le titre en dépendait. quel cador!

    quand à la saison ridicule de lh, dois-je te rappeller les merdages en tout genres de fernand jusqu’à monza? départs volés ou merdés, court-circuitage de chicane, encastrement de rails, murs, etc?

    après, un de ces deux pilotes a affronté en interne deux champions du monde en quatre saisons. l’autre? jamais rien de plus méchant que le palmarès d’un fisichella en 10 ans. je te laisse deviner lequel. un petit indice: si tu les met face à face, c’est celui qui se barre la queue entre les jambes… :mrgreen:

    m’enfin t’as pas changé. toujours à tordre les mots pour prouver… pour prouver quoi, au fait? les courses sont vues par tout le monde, alors ta propagande…

  20. Les courses sont peut-être vues par tout le monde mais à te lire on est intimement convaincu que tu les regardes avec des oeillères, une filtre sélectif biaisant et une lunette grossissante, isolant un sujet choisi et ignorant tout le reste.
    Il est dès lors bon qu’un spectateur « grand angle », genre Ago et son humour ou moi et mon vitriol, vienne de temps à autres faire « les raccords » et t’informer de tout ce que tu as raté en restant focalisé sur un sujet minable.

    Il est aussi assez amusant de constater que tu ne peux défendre Hamilton qu’en allant fouiner dans les archives pour relever les quelques petites erreurs d’Alonso. Ca nous démontre d’une part que ton discours, dénué d’arguments, est du niveau bac à sable(ce qu’on savait depuis longtemps) et d’autre part qu’Hamilton est tout bonnement indéfendable puisqu’aucun argument solide ne peut venir contrer les miens.

    Et pour quand même répondre un mot au sujet de ta critique enfantine de Fernando, je dirai que la seule fois sur ces 4 dernières années où McLaren a fait mine de progresser c’était durant les 6 premiers mois de 2007 quand Alonso prenait les choses en main. Le temps qu’il comprenne qu’on se foutait de sa gueule et les gris sont revenus dans leur platitude naturelle de laquelle ni Kovalainen, ni Button, ni Hamilton ne pourront jamais les sortir, n’étant pas des « Alonso » càd des pilotes capable de faire évoluer une voiture, mais bien des chauffeurs de luxe à peine capable de la conduire si toutefois elle est nettement meilleure que toutes les autres. Sinon, c’est le défilé dominical des litanies d’excuses, lesquelles on le sait, sont faites pour qu’on s’en serve.

    Pendant ce temps, Alonso qui a transcendé Renault, Alonso qui a écrabouillé Schumacher deux années de suite, Alonso qui a joué le titre en arrivant chez Ferrari, Alonso lui, il dynamise tous les teams dans lesquels il passe et est encore en 2011 l’homme à battre et le plus redouté des autres.

    Comme c’est étrange non ?

    Bon dimanche à Antibes.

  21. « quelques » petites erreurs? :mrgreen:
    je vois que tes oeillères se portent bien.

    comme d’hab’, nando lave plus blanc.
    il semble néanmoins que chez renault, ils se réjouissent tous qu’il se soit cassé. étrange, non?

  22. « Il semble » ?
    Ca tient plus du commérage que de l’information.

    Moi je pense que c’est plutôt Renault qui s’est barré de la F1. Et en disant merci à Fernando pour les 2 titres remportés.

  23. alors que ça c’est pas du tout du commérage/fanboyisme:

    Pendant ce temps, Alonso qui a transcendé Renault, Alonso qui a écrabouillé Schumacher deux années de suite, Alonso qui a joué le titre en arrivant chez Ferrari, Alonso lui, il dynamise tous les teams dans lesquels il passe et est encore en 2011 l’homme à battre et le plus redouté des autres.

    bon allez, j’arrête là. la saison va vite nous apporter des réponses… et au pire la com’ de la scud tout un tas d’excuses prêtes à l’emploi pour dédouaner nando. 😆

  24. A ce jour, les excuses(et les mensonges) c’est plutôt l’affaire d’Hamilton/McLaren.

    Mais bon, tu es épuisé, ta panoplie est vide et tu en es réduis à t’en remettre à la saison à venir qui devrait t’apporter les réponses.
    L’ennui c’est que tu disais déjà ça l’année dernière et que la réponse est là sous tes yeux sans que tu puisse la lire.

    Dure-dure la vie d’une groupie.

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