#5 Le calendrier 2011 (2)

La deuxième partie!


22/05/2011 Grand Prix d’Espagne (Montmelo)

Montmelo est très certainement le circuit parfait pour les essais privés ou étalonner une monoplace. Et il est vrai au fil des années que le dicton perdure: une machine rapide en Catalogne l’est partout. Mais c’est aussi la garantie d’assister à une purge une fois par an. Des processions en pire. Il faut de la flotte (1996) ou un plantage monumental chez un manufacturier pneumatique (1997) pour voir un semblant de course. Les espérances nées du fantastique duel entre Senna et Mansell en 1991 dans la ligne droite des stands sont loin. A ceux qui regarderont, bon courage.

29/05/2011 Grand Prix de Monaco (Monte-Carlo)

La première occasion de la saison de braquer les ailerons au maximum. Et de flirter aussi avec la légende. Il faut être honnête, ce n’est pas toujours passionnant une course à Monaco. Mais l’histoire et le prestige du lieu font qu’on lui pardonne tout, aussi bien des conditions de sécurité désastreuses (les commissaires ont beau être efficaces, ce n’est pas ce qui éloigne le rail à la sortie du Tunnel), que l’absence de dépassements programmée. Comme quoi un peu de carbone plié adouçit les moeurs, même si l’endroit a toujours choisi ces vainqueurs. Prends ça, Jacques Villeneuve.

12/06/2011 Grand Prix du Canada (Montreal)

Accélération/freinage, mais dans le bon sens. Le Circuit Gilles Villeneuve reste un tracé spectaculaire, car bosselé et urbain, typiquement dans la veine des tracés nord-américains. Freins et gommes souffrent toujours, des vibreurs meurtriers et des murets très proches font le reste. Tout ce qui faut pour avoir de sacrés courses, un rendez-vous incontournable. Reste la touche finale made in TF1, à savoir un bon gros journal de 20h bâclé au milieu pour être certain de nous  gâcher le plaisir.

26/06/2011 Grand Prix d’Europe (Valence)

Réaliser un circuit en ville à la fois long, chiant, et sans intêret, c’était pas évident. Mais ce bon Tilke ne refuse jamais de relever un bon défi. Et c’est parfaitement réussi. Un bon gros tracé merdique, avec de longues lignes droites, une piste large comme Roissy, et des vibreurs peints aux couleurs du drapeau espagnol. Miam! Seul Mark Webber a mis un peu de coeur à l’ouvrage en jouant les filles de l’air l’an passé. Valence, ou comment vider de sa substance un circuit urbain. Si vous le ratez, vous n’en mourrez pas. Vive les containers!

10/07/2011 Grand Prix de  Grande-Bretagne (Silverstone)

Silverstone est avec Monaco et Monza un des rares circuits présents au calendrier depuis les années 1950. Un circuit d’hommes, dangereux, ultra-rapide, étroit, comme la plupart des dinosaures de l’époque. Silverstone, pour des raisons de sécurité, a cependant été retouché l’an passé (entre Abbey et Brooklands) l’amputant d’une de ses courbes mythiques, de celles dans lesquelles il ne vaut mieux pas éternuer (Bridge), au profit d’une nouvelle section davantage dans les standards actuels. Pour autant, cette nouvelle portion, sans être transcendante, n’a pas castré le tracé. Attention quand même: une course à Silverstone, ça peut quand même être affreusement chiant. Etroitesse + grandes courbes = dépassement au chausse-pied.

To be continued…

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