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Je suis retombé sur cette vidéo en cherchant totalement autre chose. De plus contemporain. Seul commentaire en la regardant : “Bordel !!!”. J’ai le sentiment d’avoir fait des billets pour beaucoup moins !
PS : notez l’effet miroir…
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Je suis retombé sur cette vidéo en cherchant totalement autre chose. De plus contemporain. Seul commentaire en la regardant : “Bordel !!!”. J’ai le sentiment d’avoir fait des billets pour beaucoup moins !
PS : notez l’effet miroir…
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C’est assez rare sur ce blog que je me laisse aller à un intermède vintage si éloigné de nous et en décalage avec l’actu également. Tout simplement parce que je connais très mal la Formule 1 antérieure aux années 80. Mais un de mes petits plaisirs (merci internet !), c’est de passer du temps sur la toile à la recherche de… rien de particulier. Souvent, je me lasse et me contente de perdre benoîtement mon temps. Mais parfois, je tombe sur une perle. Et là, je suis tombé sur cette vidéo du grand Jim Clark au volant de la Lotus 25 à moteur Climax V8. Un petit trésor. Cette année-là, Clark fut titré (très largement) devant les deux BRM de Hill et Ginther. Entre le moment où je l’ai dénichée et le moment où j’écris, j’ai dû la visionner sept ou huit fois. Je la trouve fascinante. Oui, fascinante.
C’est du pilotage dont je parle. C’est fluide, c’est propre, ça va très très vite (Oulton Park est un circuit rapide) et la précision clinique des gestes est effarante. Jamais de survirage, et les petits accès de sous-virage sont contrôlés autoritairement par un pilote qui domine tout : le circuit, sa machine, et probablement la course et ses adversaires également. Les trajectoires sont tirées calmement, mais au cordeau. Pourtant, visuellement, on sait qu’il existe une marge de sécurité, même si toute la piste est utilisée par le pilote. Mais lorsqu’on se laisser aller à penser qu’une corde est ratée… il s’agit d’un double-droite dont il faut privilégier la sortie. Non, Jim Clark ne ratait pas un point de corde. La Lotus en parait presque docile : c’est là que l’on tutoie l’art. Clark savait faire ce que peu de pilotes savait faire actuellement : piloter vite en prenant son temps.
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Je me souviens de ce 1er mai très précisément. Immédiatement après l’accident, la première chose à laquelle j’ai pensé c’est “20 + 10 = 30, et 30 points, c’est difficile à remonter.” 17 ans après, l’idée parait un peu honteuse quand on connaît la suite des évènements. J’allais sur mes onze ans. Ce qui peut paraître peu, mais ma conscience était plus aiguisée pour le sport automobile et la F1 que pour tout autre chose : ça faisait déjà quatre ans que la bête à quatre roues me dévorait, qu’il était hors de question de se taper les communions familiales dominicales les jours de course, et que je me levais à 4h du mat’ pour voir Adélaïde et Suzuka. Mes parents ont tenté de calmer la chose au début avant de renoncer rapidement tant les dégâts promettaient d’être ravageurs. Quand ma maman voulait me faire plaisir, c’était déjà Drapeau à Damier. Human GP sur Super Nintendo doit probablement être le plus beau cadeau qu’on m’ait fait. Bref.
Après l’impact (qui m’a paru vilain, car très frontal à mon goût, déjà, même si les études ont montré ensuite qu’il ne l’était pas tant que ça), l’attente. Je ne me souviens pas avoir pensé que ça aurait pu être si grave. D’abord la perte comptable, puis peut-être quelques courses ratées : les secours paraissaient mettre du temps à agir et j’ai pensé à une fracture qui nécéssitait des précautions. En cabine sur TF1, Prost faisait le museau, et je donnerais cher aujourd’hui pour savoir tout ce qui lui est passé par la tête ce jour-là. Peut-être a t-il compris avant tout le monde, ou peut-être n’a t-il pu se résoudre à la vérité que bien après tout le monde… Je me souviens que la course a repris, que Schumacher a gagné (j’ai souhaité son abandon pour limiter l’écart, ce qui ne m’est plus trop arrivé par la suite : dans mon esprit, c’était le seul qui paraissait digne de reprendre le flambeau). Je ne garde aucun souvenir de la course.
Je ne fais pas partie de ceux qui ont relevé que Schumacher et Häkkinen étaient spécialement joyeux sur le podium. Les gars étaient perdus, choqués, consciencieusement manipulés par les officiels qui ne voulaient qu’une chose : que ça reprenne, que ça aille au bout, et qu’on n’en parle qu’après. S’il y a des criminels, c’est eux, pas les pilotes. Ce dont je me souviens, c’est que les dernières infos avant de rendre l’antenne n’étaient pas si alarmantes que ça. Je suis sorti jouer dehors un peu, avant de rentrer rapidement : j’avais mal au ventre, et je sentais qu’on était dans une situation que je n’avais pas connu. J’ai allumé la radio (M40 ?) qui a passé du Ace of Base, East 17, Streets of Philadelphia de Bruce Springsteen et une chanson que je n’ai plus pu écouter pendant 12 ans : High Hopes, des Pink Floyds. Avant le verdict définitif, sur les coups de 18h30. J’ai eu une insoutenable envie de vomir. C’est sûrement la première fois que j’ai goûté à ce sentiment horrible : l’impuissance.
Ce qu’Ayrton apportait les dimanches, c’était du rêve, de la vista, des exploits, un talent incroyable – probablement plus qu’on en n’ait jamais vu et une aura véritablement troublante. Troublant, je crois que c’est l’adjectif qui lui convient le mieux. Mais au fond, que du bonheur. C’est cette image-là que l’on se doit de transmettre de lui. Pour le faire (même si je pense que le plus bel hommage, c’est Michael Schumacher qui le lui a rendu lors de cette conférence de presse à Monza après sa 41ème victoire), j’ai choisi 10 photos que je trouve très belles. Et sans ordre chronologique, car l’idée de début et de fin me répugne. Les vôtres sont les bienvenues à la suite. Acelera Ayrton !
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Pour inaugurer cette section, j‘ai eu envie de parler de la monoplace qui a définitivement fait de moi un amoureux de la Formule 1 : la Ferrari 641 (1990). Je suis tout sauf un amoureux de Ferrari (et je ne l’étais toujours pas quand mon pilote fétiche pilotait la Rossa) mais pour une raison que je ne m’explique pas, cette machine m’a fasciné. A l’époque, une Ferrari avec le numéro 1, c’était encore quelque chose que je n’avais jamais vu, et qui représentait en somme les deux éléments les plus prestigieux du Circus : une équipe mythique, la Scuderia Ferrari, et le signe d’excellence ultime, le titre de Champion du Monde. C’était bien avant le règne des années 2000.
Derrière le volant, pourtant, bonjour le line-up : Alain Prost (1), et Nigel Mansell (2)… Alain Prost se battrait jusqu’à Suzuka contre la McLaren Honda du grand Ayrton Senna. Malheureusement, un différend entre Senna et la FIA pousserait le Brésilien à sortir le Français au premier virage du Grand Prix du Japon, décrochant du même coup son deuxième titre mondial. Je ne suis pas du tout d’un naturel nostalgique ou mélancolique, mais j’aurais bien aimé être un peu plus vieux à cette époque, pour en saisir toute l’intensité en direct. Reste donc les photos. Je la trouve toujours superbe, même après toutes ses années. Profitez-en, vous aussi…
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