.
.
Après quelques billets relativement sérieux, je vous propose de revenir à un mode un peu plus déconnatoire, parce que ça fait du bien, de temps en temps. Habituellement, Vettel a relativement rarement l’honneur de figurer dans mes billets : la perfection ne se commente pas, elle s’admire, et il faut bien reconnaître qu’à ce stade de son oeuvre, on est pas loin du sans-faute. Cet après-midi, en suivant d’un oeil la première journée des essais d’intersaison à Montmelo, je suis tombé un échange plutôt sympa sur autosport.com (un must, d’ailleurs : mise à jour régulière, pas mal d’infos en corollaire, et quelques traits d’humour pince sans rire qui ne gâchent rien). Suffisant pour mettre le doigt sur un gros dossier : non seulement Sebastian entretient une relation charnelle douteuse avec ses machines, mais en plus, il leur réserve des fins pour le moins… contrastées. Erotomane ou meurtrier en puissance ? Exploration de la face cachée du palmarès de Vettel. Je le savais, qu’on l’aurait…
.
.
Julie – Toro Rosso STR3 (2008 – 13 courses, à partir de Monaco, jusqu’à la fin de saison)
Quand Sebastian a rencontré Julie, tout n’allait pas bien. Sébastien Bourdais se montrait à son avantage sur la STR2B, et Sebastian n’était pas encore Vettel. Entre Seb et Julie, le coup de foudre fut immédiat, celle-ci envoyant un méchant rateau à son équipier français lors de son premier roulage à bord. Le début de la dégradation de ses relations avec le team… et de l’envol de l’Allemand. Une cinquième place à Monaco en guise de parade nuptiale et cinq entrées dans les points consécutives entre les GP d’Europe et du Japon (un exploit pour la petite équipe italienne) avec en guise d’apothéose une première et retentissante victoire à Monza sous la pluie, en partant de la pole. La seule de l’équipe à ce jour.
.
.
Kate – Red Bull BR5 (2009 – 1 course, Grand Prix d’Australie)
Une passade mal à propos. Dès Melbourne, la lune de miel prit fin. Après une qualification à l’intérieur de la deuxième ligne derrière les deux Brawn (qui préfigurait déjà la physionomie de la saison entière), Vettel demanda trop à la pauvre Kate en course en ignorant gentiment Kubica sur sa BMW moche et mal née au moment de résister au retour du Polonais. Carbone contre carbone, la pataude allemande eut le dessus, et Seb finit sa journée dans le rail, et célibataire : en plus d’avoir perdu ses bijoux sur la piste de danse causant un safety car, Kate était bonne pour l’hôpital. Il ne la revit pas en course.
..
.
Kate’s Dirty Little Sister – Red Bull BR5 (2009 – 16 courses, de la Malaisie jusqu’à la fin de saison)
La petite soeur cochonne eut plus de réussite aux mains du pilote allemand : 8 podiums, 4 victoires et une place de Vice-Champion du Monde derrière Jenson Button. Mais l’épisode Kate (seul châssis avec lequel Sebastian n’a pas remporté de course, ce qui est proprement exceptionnel) a coûté cher à Vettel dans la course au titre. Comme la Brawn, Kate 2 brillait par l’absence de KERS face aux McLaren et Ferrari. L’apologie du régime amincissant cheap face aux rondeurs fortunées italiennes et britanniques.
.
.
Luscious Liz – Red Bull RB6 (2010 – 6 courses, jusqu’au Grand Prix de Monaco)
Parfois, dans une relation, on sent immédiatement que quelque chose cloche. En voyant son équipier australien le laminer consciencieusement en début de saison, Sebastian a dû se dire plus d’une fois que Liz n’était pas son type. Un examen approfondi de la belle après le Grand Prix de Monaco mis un terme à une relation mal engagée : défaut structurel au niveau du châssis. Liz rendra cependant un fier service à Seb en fin de saison, en étant réattribuée à Mark Webber, une fois – soit-disant, le défaut corrigé. Webber ne retrouva jamais son niveau de première partie de saison.
.
.
Randy Mandy – Red Bull RB6 (2010 – 13 courses, de la Turquie jusqu’à la fin de saison)
Ils se marièrent et eurent beaucoup de points. On dit que derrière un grand homme, il y a toujours une femme. Derrière le Champion du Monde Vettel, il y avait Mandy, L’histoire fut langoureuse : 10 poles, 10 podiums, 5 victoires. Evidemment, Mandy n’avait pas que des qualités, et planta son cavalier pour cause de mal de tête en plusieurs occasions. Mais il était écrit que c’était pour eux. Outre sa monture et son talent, Vettel et Mandy durent leur consécration à la défaillance conjointe de Webber en fin de saison (Liz ?), et de Ferrari à Abu Dhabi pour rafler la mise. Un petit bémol.
.
.
Kinky Kylie – Red Bull RB7 (2011 – 19 courses, saison complète)
Sebastian a commencé par une maladresse : en déclarant qu’elle lui rappelait Mandy, Seb a probablement piqué Kylie au vif. La belle, pour lui prouver qu’elle valait bien mieux, s’employa à l’envoyer au septième ciel tous les quinze jours. 15 poles, 18 podiums, 11 victoires, et une suprématie que l’on avait pas vu depuis Michael Schumacher et ses pas de danse avec les belles italiennes. Pas l’ombre d’un nuage au cours de cette saison. Que la prochaine se le dise : il lui sera bien difficile de remplacer Kylie dans le coeur du jeune allemand.
.
Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler cette phrase de Vettel, après pourtant sa première victoire en F1. Le journaliste, ne sachant pas encore à qui il avait affaire, n’eut pas peur du cliché en lui suggérant qu’il vivait “sûrement” le “plus beau jour de sa vie”. La réponse fusa : “Eh bien, le plus beau jour de ma vie c’était… ah, mais vous n’étiez pas là ! C’est lorsque j’ai perdu ma virginité.” Et je ne suis pas sûr qu’il parlait de sa rencontre avec Julie. Comme quoi, une victoire en Formule 1…


















Commentaires Récents