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Sebastian les a aimées

2 mar

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Après quelques billets relativement sérieux, je vous propose de revenir à un mode un peu plus déconnatoire, parce que ça fait du bien, de temps en temps. Habituellement, Vettel a relativement rarement l’honneur de figurer dans mes billets : la perfection ne se commente pas, elle s’admire, et il faut bien reconnaître qu’à ce stade de son oeuvre, on est pas loin du sans-faute. Cet après-midi, en suivant d’un oeil la première journée des essais d’intersaison à Montmelo, je suis tombé un échange plutôt sympa sur autosport.com (un must, d’ailleurs : mise à jour régulière, pas mal d’infos en corollaire, et quelques traits d’humour pince sans rire qui ne gâchent rien). Suffisant pour mettre le doigt sur un gros dossier : non seulement Sebastian entretient une relation charnelle douteuse avec ses machines, mais en plus, il leur réserve des fins pour le moins… contrastées. Erotomane ou meurtrier en puissance ? Exploration de la face cachée du palmarès de Vettel. Je le savais, qu’on l’aurait…

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Julie – Toro Rosso STR3 (2008 – 13 courses, à partir de Monaco, jusqu’à la fin de saison)

Quand Sebastian a rencontré Julie, tout n’allait pas bien. Sébastien Bourdais se montrait à son avantage sur la STR2B, et Sebastian n’était pas encore Vettel. Entre Seb et Julie, le coup de foudre fut immédiat, celle-ci envoyant un méchant rateau à son équipier français lors de son premier roulage à bord. Le début de la dégradation de ses relations avec le team… et de l’envol de l’Allemand. Une cinquième place à Monaco en guise de parade nuptiale et cinq entrées dans les points consécutives entre les GP d’Europe et du Japon (un exploit pour la petite équipe italienne) avec en guise d’apothéose une première et retentissante victoire à Monza sous la pluie, en partant de la pole. La seule de l’équipe à ce jour.

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Kate – Red Bull BR5 (2009 – 1 course, Grand Prix d’Australie)

Une passade mal à propos. Dès Melbourne, la lune de miel prit fin. Après une qualification à l’intérieur de la deuxième ligne derrière les deux Brawn (qui préfigurait déjà la physionomie de la saison entière), Vettel demanda trop à la pauvre Kate en course en ignorant gentiment Kubica sur sa BMW moche et mal née au moment de résister au retour du Polonais. Carbone contre carbone, la pataude allemande eut le dessus, et Seb finit sa journée dans le rail, et célibataire : en plus d’avoir perdu ses bijoux sur la piste de danse causant un safety car, Kate était bonne pour l’hôpital. Il ne la revit pas en course.

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Kate’s Dirty Little Sister – Red Bull BR5 (2009 – 16 courses, de la Malaisie jusqu’à la fin de saison)

La petite soeur cochonne eut plus de réussite aux mains du pilote allemand : 8 podiums, 4 victoires et une place de Vice-Champion du Monde derrière Jenson Button. Mais l’épisode Kate (seul châssis avec lequel Sebastian n’a pas remporté de course, ce qui est proprement exceptionnel) a coûté cher à Vettel dans la course au titre. Comme la Brawn, Kate 2 brillait par l’absence de KERS face aux McLaren et Ferrari. L’apologie du régime amincissant cheap face aux rondeurs fortunées italiennes et britanniques.

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Luscious Liz – Red Bull RB6 (2010 – 6 courses, jusqu’au Grand Prix de Monaco)

Parfois, dans une relation, on sent immédiatement que quelque chose cloche. En voyant son équipier australien le laminer consciencieusement en début de saison, Sebastian a dû se dire plus d’une fois que Liz n’était pas son type. Un examen approfondi de la belle après le Grand Prix de Monaco mis un terme à une relation mal engagée : défaut structurel au niveau du châssis. Liz rendra cependant un fier service à Seb en fin de saison, en étant réattribuée à Mark Webber, une fois – soit-disant, le défaut corrigé. Webber ne retrouva jamais son niveau de première partie de saison.

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Randy Mandy – Red Bull RB6 (2010 – 13 courses, de la Turquie jusqu’à la fin de saison)

Ils se marièrent et eurent beaucoup de points. On dit que derrière un grand homme, il y a toujours une femme. Derrière le Champion du Monde Vettel, il y avait Mandy, L’histoire fut langoureuse : 10 poles, 10 podiums, 5 victoires. Evidemment, Mandy n’avait pas que des qualités, et planta son cavalier pour cause de mal de tête en plusieurs occasions. Mais il était écrit que c’était pour eux. Outre sa monture et son talent, Vettel et Mandy durent leur consécration à la défaillance conjointe de Webber en fin de saison (Liz ?), et de Ferrari à Abu Dhabi pour rafler la mise. Un petit bémol.

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Kinky Kylie – Red Bull RB7 (2011 – 19 courses, saison complète)

Sebastian a commencé par une maladresse : en déclarant qu’elle lui rappelait Mandy, Seb a probablement piqué Kylie au vif. La belle, pour lui prouver qu’elle valait bien mieux, s’employa à l’envoyer au septième ciel tous les quinze jours. 15 poles, 18 podiums, 11 victoires, et une suprématie que l’on avait pas vu depuis Michael Schumacher et ses pas de danse avec les belles italiennes. Pas l’ombre d’un nuage au cours de cette saison. Que la prochaine se le dise : il lui sera bien difficile de remplacer Kylie dans le coeur du jeune allemand.

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Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler cette phrase de Vettel, après pourtant sa première victoire en F1. Le journaliste, ne sachant pas encore à qui il avait affaire, n’eut pas peur du cliché en lui suggérant qu’il vivait “sûrement” le “plus beau jour de sa vie”. La réponse fusa : “Eh bien, le plus beau jour de ma vie c’était… ah, mais vous n’étiez pas là ! C’est lorsque j’ai perdu ma virginité.” Et je ne suis pas sûr qu’il parlait de sa rencontre avec Julie. Comme quoi, une victoire en Formule 1…

Bilan 2011 (III)

25 jan

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Mercedes GP

Il aura fallu que Stuttgart se fasse atomiser deux ans durant par la concurrence pour que les Allemands renoncent à leur idée bien conne de F1 low-cost. Ouf. On a beau être plus rapide dans les stands, si la voiture prend 1.5″ au tour… Rosberg a fait le boulot, mais a doublement accusé le coup : face à une W02 encore plus mauvaise que sa devancière, et face au retour en forme de Michael Schumacher, qui a retrouvé des sensations en course sur les circuits qui comptent (Montreal, Spa, Monza, Suzuka…) et remis un peu en perspective les exploits de 2010 de son jeune équipier. Reste les qualifications, où Nico a régné en maître et construit sa courte victoire aux points, et cette habitude on/off : brillant, ou absent. Mais il ne faut pas se leurrer : si la carte maîtresse de l’équipe demeure Nico, Mercedes a tenu son rang parce que le retour de Michael a amorti une chute réelle de performance. Un chiffre. En 2010, Rosberg avait fini à respectivement 114 et 110 pts des deux premiers du championnat. Cette année, 303 et 181 points d’écart. Alors oui, Vettel. Mais pas que.

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Scuderia Ferrari

Quelle déception, surtout vu les ambitions initiales et la présaison. Jamais l’équipe n’a paru comprendre les Pirelli. Un arbre a caché une forêt de désolation : Fernando Alonso, qui a livré une saison de Champion du Monde, mettant la voiture là où elle ne méritait pas d’être. Attention quand même : Massa était régulièrement devant en qualifs en fin de saison. Ce qui ne sauve pas celle du Brésilien qui a sombré à tous les niveaux : largué en course (la comparaison avec l’Espagnol est impitoyable), manquant de lucidité (cf l’épisode des suspensions indiennes), Massa s’est trompé de combat en prenant en grippe un Lewis Hamilton tantôt bourreau, tantôt victime. Personne n’est dupe : c’est la main de Kubica qui l’a sauvé. 2012 sera une année capitale : pour Massa qui aura une dernière chance, pour Ferrari qui n’a plus été chercher le Constructeurs depuis 2008, et pour Alonso, qui n’est déjà plus tout jeune. Faute de quoi tout ce petit monde risque de s’entretuer avant de pendre haut et court un Stefano Domenicali qui montre avoir du mal à dominer la situation et ramener la Scuderia aux titres.

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McLaren Mercedes

McLaren a fait une saison estampillée McLaren : du retard à l’allumage (avec en filigrane de l’intersaison le fantôme de 2009), puis un développement intensif pour revenir dans la course et offrir une machine gagnante à deux pilotes qui ont explosé, à divers chefs. Aux yeux du paddock pour un Jenson qui a changé de calibre : CDM surprise et opportuniste en 2009, l’Anglais a montré que plus qu’un Champion du Monde par défaut, il en avait un deuxième dans les jambes. Intelligent, régulier, intuitif, talentueux, Button est la révélation de cette saison. Explosion aussi du côté de Lewis Hamilton, mais en plein vol. Battu par son équipier à la régulière pour la première fois de sa carrière, Hamilton a payé un statut qui dépasse la F1. Polémique, show-bizz, entourage, rupture, Lewis a vu sa vie lui péter à la tronche. Le talent demeure intact, et la fin de saison l’a prouvée. Mais la suite sera forcément plus difficile, face à un Button au sommet de sa confiance et qui a su fédérer l’équipe autour de lui plus qu’on l’aurait supposé. Espérons qu’il ait beaucoup appris également.

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Red Bull Racing

Cette année, les Créatures du Tout-Puissant Newey ont tout écrasé : leurs adversaires, le championnat, son interêt, et les ambitions de leur second pilote, confirmé pour 2012 malgré une saison qui paraît très insuffisante. De l’extérieur… Si vous voulez mon avis, la leçon de 2010 a été apprise par coeur, et la consigne d’équipe a été factuelle et en amont. Une domination aussi implacable que discrète – à l’opposé des écoeurantes démonstrations de force de Ferrari version Todt-Schumi, qui n’ont pas réveillé les chiens de la FIA. L’épisode de Silverstone me ferait presque dire qu’ils les ont empoisonnés… Bien joué. Vettel, ce juvénile sérial-killer, a lui aussi joué cette partition à la perfection, en métronome fulgurant, avec une insolente justesse. Sur la piste, et en dehors. Bravo Champion. Comme craint, Webber a certainement ruminé son échec de 2010, même si mon petit doigt me dit que son KERS a spécialement mal fonctionné cette saison… Venant d’une équipe de cette qualité, c’est étonnant. Faute de bouleversement majeur pour 2012, on risque d’en bouffer une saison de plus, qu’on se le dise.

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2011, le mot de la fin

2011, grande année de F1 ? Je n’en suis pas sûr. Un grand et beau Champion, c’est sûr. Mais la hiérarchie était si clairement dessinée et les écarts si constants (faute d’être abyssaux) qu’on s’est un peu ennuyés. C’est un fait : l’absence de Mark Webber dans les débats a tué le championnat, et c’est la vraie différence par rapport à 2010. La doublette KERS-DRS a certainement et artificiellement emmené un peu d’action, mais vient clairement troubler l’équation sportive. Est-ce supportable ? Oui, sauf lorsqu’on assiste à des parodies où les dépassements sont si nets que sans intêret. Le danger est là. Je regrette également que des pilotes comme Alonso, Rosberg ou Schumacher n’aient pas eu un matériel décent. Le mélange aurait pu être détonnant. Peut-être que ce sera pour 2012… Attention aux tracés également : faute de sel, cette tendance à déplacer le spectacle (nuit, zones hors piste colorées) hors de la piste m’inquiète un peu. La prochaine facéties de Bernie sera de quel ordre ? Après la course-de-nuit-éclairée-comme-de-jour, aura-t-on droit à un tracé suspendu ? Ou une piste artificiellement détrempée selon les portions ? Bref, on y va tout droit. Mon souhait pour 2012 : un peu moins de cirque, un peu plus de sport, un peu moins de commissaires, et un peu plus de voitures compétitives.

A l’année prochaine !

Bilan 2011 (II)

10 jan

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Sans transition, la suite.

Toro Rosso Ferrari

Le vivier Red Bull a offert une saison imprévisible, de la même manière que ses deux pilotes se sont montrés inconstants et irréguliers (et abominablement malchanceux dans le cas de Buemi) dans une confrontation où les deux auront laissé beaucoup de plumes. Buemi a entamé la saison sabre au clair, avant que Jaime ne réplique à partir du Grand Prix du Canada. Le rapport de force s’est alors un peu inversé, et le moteur Ferrari a fait un bien fou sur les circuits de l’été (Monza, Spa, Montréal)avec de grosses qualifs à la clé. Ce qui reste, c’est une victoire aux points d’Alguersuari, que je prends comme de la poudreaux yeux. Buemi a montré plus cette année, sans pouvoir concrétiser. L’ironie de l’histoire, c’est que ces deux-là méritentd’être revus ailleurs, et qu’ils sont écartés quand bien même l’équipe leur a fait perdre une quantité de points énorme (pas loin d’une vingtaine pour le Suisse). Mais chez STR, on cherche le nouveau Vettel, alors le sport pur et dur, on s’en cogne un peu. Et puis comme Marko n a plus qu’un oeil, c’est difficile : la paille, la poutre, tout ça…

Sauber Ferrari

A motorisation égale, Sauber a fini par avoir STR, 44 à 41. Et ce n’est que justice. Sauber, c’est l’antithèse de STR : une vraie équipe indépendante, avec peu de moyens, mais une identité, une vraie culture de la course, et le flair du vieux Peter. Kobayashi-Perez est probablement la paire de pilotes la plus enthousiasmante de la grille hors top-teams. Et ça paie, car je suis persuadé que la Sauber rendait quelques gros centièmes à la STR. Une injustice là aussi : Kobayashi a fait mal à Perez (30 à 14), mais c’est le Mexicain qui rassemble tous les suffrages… Alors oui, formidable pilote, mais à l’heure où l’on parle, c’est le Japonais l’assurance tous risques de l’équipe. Comme quoi, les penchants et les impressions… A noter également que l’équipe avait cette saison une machine étonnement douce avec ses gommes. Salutaire vu les produits proposés par Pirelli. Si c’est volontaire, c’est très bien vu. Ah ce vieux renard de Peter…

Force India

Les Indiens avaient fait rire tout le monde à leur arrivée. En fin d’année 2011, plus personne ne rit, et surtout pas leur propre motoriste, Mercedes sacrément chatouillé lors des deux dernières courses. Ils ont donc fait le boulot, avec comme chaque année une progression très interessante, sans faire de bruit : 9ème, 7ème, puis 6ème en 2011. Très bien, d’autant que Di Resta est une excellente pioche qui a surpris en début de saison, avant de rentrer un peu dans le rang face au retour en force d’Adrian l’Egorgeur. Là encore, je ne comprends pas la gestion de l’équipe. On sacrifie le pilote qui ramène 42 des 69 points de l’équipe sur l’autel du potentiel. Ok. J’aurais plutôt mis en concurrence directe Hülkenberg et Di Resta en 2011 et titularisé un des deux en 2012 aux côtés de la valeur sûre Sutil, qui aurait engrangé les points. Le bémol, il est là, et il me fait penser à un schéma qui rappelle celui de STR mais pour Mercedes. Dommage, car Adrian a sorti sa meilleure saison.

LRGP

Manque de… tout. Intelligence, professionnalisme, rigueur… L’équipe s’est arrêtée de vivre après l’accident de Kubica et ne doit sa 6ème place qu’à son énorme début de saison et le 30-4 infligé à FI lors des deux premières courses. Il ne faut pas se tromper : la voiture qui a débuté la saison était excellente. Mais le développement me fait penser à la gestion des pilotes : pourrissime. On peut s’amuser à chiffrer le remplacement de Heidfeld sportivement : 66 points marqués en 11 courses (soit 6.0 en moyenne par week-end) avec l’Allemand dans l’équipe, 7 points en 8 courses (soit 0.88) sans. Le signe d’un encadrement clairvoyant. Rayon de soleil à venir : Kimi Räikkönen arrive. Le Finlandais va vite, mais c’est un personnage, y compris à gérer. Si Boullier et sa clique ne se mettent pas au niveau, Kimi ne mettra pas longtemps à s’envoyer des glaces. Petrov ? Tout sauf mauvais, mais de là à en faire un leader même d’un team médiocre comme LRGP…

Bilan 2011 (I)

6 jan

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Je me plie de bon coeur à la tradition en vous souhaitant à tous une année 2012 heureuse. Juste heureuse. Tout simplement. C’est sommaire, mais d’une, longueur et sincérité n’ont rien à voir (belle métaphore, n’est-ce pas ?), de deux, revenons-en à la bêbete à quatre roues. Cette semaine, j’ai lu F1 Racing qui proposait un bilan 2011 équipe par équipe orchestré par un quatuor intéressant : Sébastien Bourdais, Lionel Froissart, Franck Lagorce, Franck Montagny. Globalement, je n’en dis pas grand’chose, leur analyse me paraît de qualité et je n’ai pas grand’chose à rajouter, si ce n’est que le propos souffre de trop de concision pour être aussi nuancé qu’il aurait mérité de l’être. J’ai décidé de me laisser aller au même travers en vous livrant mon bilan perso. Deux-trois phrases par équipe. Bonne lecture.

HRT Cosworth

HRT fait son petit bonhomme de chemin, au point de laisser en toute fin de saison le bonnet d’âne à Virgin. Assez inespéré pour une équipe qui était la plus bancale des trois nouvelles venues de 2010, mais qui a montré qu’elle n’était pas là que pour faire le nombre. Un des symptômes, c’est tout bêtement l’effort fait sur la livrée. Ca montre du soin, et de l’implication. Côté pilotes, difficile de se faire une idée. Liuzzi a fait ce qu’il a pu, Ricciardo a payé son manque d’expérience dans des conditions si mauvaises, et Karthikeyan n’a pas été ridicule passés les premiers contacts. Signe qu’il est bien difficile de faire une quelconque différence au volant d’une machine si peu performante.

Marussia Virgin Cosworth

Là, par contre, on est dans le grand’guignolesque. Quand on part de si loin, on ne peut que progresser, serait-on tentés de penser. Erreur. Plus le temps passe, plus Marussia-Virgin creuse son trou. Même Timo Glöck – quoiqu’il ait resigné jusqu’à la Saint-Glinglin – paraît resigné à enterrer gentiment sa carrière ici. Le point positif, c’est que Jérôme d’Ambriosio a pu montrer qu’il avait sa place sur le plateau. Sur le plan sportif et à plus long terme, s’il en est encore question, l’équipe ne parait pas pouvoir émerger. Donc à part blanchir des fonds de provenance douteuse (un bon petit cliché, ça fait du bien), je ne vois pas ce que MV va bien pouvoir faire en 2012, si ce n’est couler la carrière de ce pauvre Charles Pic, consolider sa dernière place, et disparaître dans l’indifférence générale.

Team Lotus Renault

J’aime bien cette équipe, ne serait-ce que parcequ’elle permet à un pilote du talent de Heikki Kovalainen de rester en F1, et qu’il le mérite bien. Voilà un des secrets les mieux gardés du Circus. Sur l’équipe en elle-même, un pas en avant a été réalisé en 2011, malgré l’imbroglio juridique lié à l’utilisation du nom “Lotus”, en espérant que le changement de nom n’aboutisse pas à une désaffection des sponsors. Quoiqu’il en soit, le peloton n’est plus très loin devant. Jarno Trulli a montré qu’il n’était plus du tout indispensable, ni à son équipe, ni à la discipline. Il serait peut-être temps de penser à titulariser un peu de sang neuf, histoire de pousser un peu plus encore un Heikki qui m’a impressionné. Donnez-les une vraie voiture, bordel.

Williams Cosworth

Je vais vous surprendre : Williams n’a pris que 5 points, mais je ne crois pas que l’équipe ait fait une saison si affreuse que ça, compte-tenu du fait qu’elle évolue sans moteur, argent ni pilote. Rubens Barrichello s’est fait taper régulièrement par le laborieux Maldonado (ce qui veut dire “Game over”), et le Pastor – s’il est moins mauvais qu’on pouvait le craindre – n’a pas grand’chose d’un génie du pilotage. Dans ces conditions, aucune chance de viser mieux qu’une minable saison. Avec le moteur Renault l’an prochain, ça devrait aller mieux. Mais il vaudrait mieux sacrifier quelques sous sur un Sutil ou un Buemi que de laisser dans la voiture le binôme actuel qui n’en tirera vraisemblablement rien du plus. Un peu désolé également que Barrichello soit prêt à payer son baquet pour rester : aucune fierté, ni avant, ni maintenant.

J’ai le regret de…

16 nov

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Non, ce n’est pas la fin de ce blog. Donc on s’assoit, et on respire. Mais j’ai le regret de vous annoncer que je n’ai rien à dire. Cette fin de saison ne m’inspire rien du tout. Elle n’a vécu que sur le talent d’un soliste, et on voit que lorsque le soliste n’est plus là, la valeur-étalon disparaît, vidant presque de sa substance la compétition. Du moins, c’est comme ça que j’ai vécu l’abandon de Vettel. En elle-même, la victoire de Hamilton m’a fait plaisir. L’archarnement médiatique était plus ridicule qu’autre chose et on a vu ce week-end qu’une course ne tient pas à grand’chose. Sur les premiers tours de course, Button a paru très emprunté. Qui sait si le scenario n’aurait pas été très différent si ces 000″9 en qualifs n’avaient pas changé la face de la course en envoyant Button au lieu de Hamilton sous le feu de la Ferrari d’Alonso ?

Concernant l’abandon de Vettel… je l’ai trouvé très étrange. Tout comme j’accepte mal la version officielle : “baisse de pression des pneus” sur fond de malchance. Mouais, j’y crois pas trop… On sait que l’équipe autrichienne utilise des réglages très atypiques (quand Vettel repart de son spin, regardez le carrossage de folie des roues avant… c’est juste dingue), et même s’il ne faut pas sous-estimer la qualité de Newey et ses gars… Comme ça, j’aurais presque tendance à miser sur un angle de carrossage baroque et un vibreur escaladé franchement qui aurait envoyé en l’air le demi-train de la Red Bull. Peut-être qu’effectivement, une baisse de pression des pneus a engendré un problème auquel l’équipe ne s’attendait pas franchement. C’était arrivé à Toyota à Montreal, où Trulli et Ralf étaient contraint d’éviter le vibreur du virage numéro 8 sous peine de voir leurs triangles jouer les voltigeuses.

Bref, on est loin de toute façon du discours habituel : “Il nous faut étudier les datas, toussa, toussa.” Cette version est si prompte à désamorcer tout souci qu’elle est suspecte. Avec un peu de paranoïa, on peut très bien imaginer que Webber a eu par radio ordre de faire attention ensuite : en qualifs, il n’était qu’à trois gros dixièmes de Vettel. En course, il n’a jamais été… en course contre les McLaren autrement que virtuellement. Comme tout le monde, je m’attendais à le voir survolté et libéré par l’abandon de son chef de file. Bizarre autant qu’étrange, comme dirait Gottlieb  Si j’en reviens à la victoire de Lewis, l’abandon de Vettel lui donne un goût de rabais un peu dommage… Dans mon esprit, 2011 est terminé. La lutte pour la deuxième place est cuite aussi : ce sera Button. Gérer, il sait le faire à merveille, et Alonso dispose d’une machine un peu moins performante. Heureusement, Interlagos est un beau tracé, et les Brésiliennes sont jolies…

L’homme qui comprenait plus vite que son ombre

4 nov

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Cette saison, j’ai assez peu parlé de Vettel. Alors qu’il est brillant, que je l’admire, et qu’il réalise quelque chose de sensationnel au volant de sa Red Bull. Son plus gros défaut, c’est de répéter l’exploit. Ce qui le rend fatalement moins précieux aux yeux de ses contemporains (sauf les pilotes, qui à mon avis, sentent l’emprise) qu’un fait qui n’arrive que tous les 36 du mois. Injuste, n’est ce pas ? La vie n’est pas une science exacte, et la notion de mérite y est piétinée. C’est probablement pire encore en Formule 1. 2011 est la deuxième année de l’ère Vettel. Je ne sais pas si celle-ci sera longue ou non. Je sais simplement qu’elle peut l’être. Car Vettel a tout compris. Tout. Quelques exemples pour vous prouver que ce garçon va plus vite que tout le monde. Je parle moins de son talent pour pousser à la limite une Formule 1 que de ce qui se passe dans son cerveau. De cette faculté d’en extraire tout le potentiel et de pérenniser la situation idéale dans laquelle il est placé. Quelques exemples du modus operandi du renard le plus rapide du monde…

Depuis qu’on lui a donné la voiture pour, Vettel réalise systématiquement deux premiers tours de feu. Cette année, cela est encore plus manifeste que l’an passé : il prend véritablement beaucoup de risques à ce stade de la course, comme au départ (cf celui de Suzuka, tendu quand même). La pointe de vitesse de la machine ne l’impose pas. Pourquoi procéder ainsi ? DRS. En cherchant à se placer à tout prix 1 seconde devant son poursuivant immédiat, Sebastian fait deux choses. La première, que je tiens pour anecdotique, est de se mettre lui-même hors d’atteinte. La seconde, est qu’elle place son dauphin sans défense : c’est à dire avec une meute de furieux derrière, sans possibilité d’activer le DRS lui-même. On pilote moins vite le nez dans le rétro et l’écart explose souvent dans la bagarre sans que Vettel ait besoin d’en faire trop. Ce n’est pas un hasard si l’écart qu’on retrouve en fin de premier relais est souvent le plus important de la course entre lui et les autres. Par ailleurs, c’est le propre du DRS : rendre vulnérable le premier d’un groupe. Si le leader est loin devant…

Vous avez vu également à quel point il écrase ce championnat sans donner l’air d’y toucher ? Le tort de Ferrari et Schumacher au plus fort de leur domination, c’était de bander leurs muscles à chaque tour. Michael est comme ça de toute façon : flat out en permanence. On aime, ou pas. J’aurais parfois aimé plus de réserve, de calcul. D’où des écarts énormes, et des victoires insupportables aussi bien pour le paddock que pour le public. Et une réglementation ajustée en conséquence. Ferrari s’est fait tuer comme ça en 2005, via Bridgestone. Red Bull et Vettel l’ont compris. Sitôt l’écart fait, Sebastian relâche la pression, maintient la course en vie alors que – sauf avarie mécanique ou pluie – elle est pliée depuis longtemps. C’est malin, car il s’en dégage une impression de victoire tendue totalement fausse. Mais supportable. Le risque en procédant ainsi, c’est de donner du courage à l’adversaire. C’est là dessus qu’est venu se greffer le running gag du record du tour en fin de course. Foutaises. Tout sauf un gag, tout sauf drôle. Vettel est un tueur maquillé à la Rossi, pas un gentil bambin.

En Inde, un Button à l’attaque en fin de course a fait 1’27.967 dans le dernier tour. Réponse de Vettel pour le fun : 1’27.249. Déjà, la facilité et l’écart font peur : – 0.718. Pour mémoire, le premier non-RBR au MT est Alonso, 3° : 27.953 (à comparer avec Webber, 27.520, 2°). Quand vient la version de l’équipe, sous forme de blitz. En substance : « non seulement Vettel s’amusait, mais il était en revs mini, sans KERS, on a tout fait pour l’arrêter, super lol. ». Wôw. Ca veut dire que quelque chose comme 0.5 (je suis sympa et je dirais 0.8 sans rougir) trainait dans la RB7. Ecart réel avec la McLaren de Button : 1.22 -1.52. Voilà qui justifie un peu plus l’écart abyssal au championnat (et qui donne une idée d’à quel point Mark Webber ne s’est pas remis de son échec de 2010). Chez McLaren et Ferrari, on n’est pas idiots, on sait tout ça. C’est le genre de chiffre qui remet un peu en perspective la déprime de Hamilton et le je-m’en-foutisme absolu d’Alonso pour une place de dauphin qui n’a que cette valeur pour lui : celle d’une « énorme branlée ». Mais vous imaginez l’impact psychologique pour les adversaires ? L’écrasement est double : au championnat, et psychologique. Mais en course, rien de flagrant. Il a tout, le petit : la vitesse, l’intelligence, la ruse, et une intuition incroyable. La mauvaise nouvelle pour l’interêt des championnats à venir, c’est qu’il mange, dort, et boit Formule 1…

PS : les commentaires sont réouverts. Rien à ajouter : demandez-vous juste si vous êtes prêts à être constructifs. Sachant que même la critique l’est, bien ordonnée.

Merci Kimi !

30 oct

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Apparemment ce serait fait : Kimi Raikkonen reviendrait en F1 l’an prochain au volant d’une Williams-Renault. Rha, on l’aime bien ce petit goût de vintage. Ça sent la victoire, ça. Et le formol. Point positif : ça fera pas tache sur son beau CV. McLaren-Mercedes, Ferrari, Williams-Renault, ça s’appelle avoir piloté pour les plus grands (noms). J’y crois. Qui le verrait faire du zele a l’entrainement pour des prunes ? Point négatif : attention a la Mansellisation. Il n’est pas dit que la Williams 2012 ne soit pas pire poubelle que la McLaren 1995. Quand on s’appelle Raikkonen, je ne crois pas qu’on pourrait accepter de se battre pour une 18eme place. Ce serait très moche, et une sortie assez pitoyable que le dilettante Finlandais ne mérite pas.

Raikkonen devra se réadapter. Pas facile. Mais avec du temps, c’est faisable a condition d’y mettre l’investissement nécessaire. Le Schumacher 2011 est bien plus convaincant que la pale version 2010. Mais ce fut diffiicile. Le peut-il ? Oui. En a t-il envie ? Peut-être. Si connerie il y a, elle est – comme pour l’Allemand – dans les attentes. Si Kimi redevient Kimi, c’est pas avant 2013. Or, j’ai le sentiment que Williams attend un Messie, et de la performance immédiate. Or, ce sont les trois ans de contrat bétonné de Schumi qui lui ont permis de survivre. Je vois mal Sir Frank patienter ne serait-ce que deux saisons… L’immense avantage de l’opération, il est donc double. D’abord, offrir l’occasion a un pilote exceptionnellement talentueux de revenir dans la discipline reine. Même si l’essai n’est pas facile a transformer.

Ensuite, pousser Rubens Barrichello – qui aura passé une partie notable de sa carrière a geindre – vers la sortie. Castor Maldonado ne s’est jamais montré persuasif en GP2. Tout au plus persévérant et riche. Pourtant, c’est suffisant pour battre Vieillinho, qui se dit confiant. Aveugle en plus d’être aigri ? Williams ayant besoin d’un deuxième pilote payant (l’équipe n’est pas devenue riche) l’affaire sera entendue des que l’arrivée de Kimi sera acquise. Elle ne l’est pas tout à fait, ou alors Kimi a décidé de se (re)faire plein de potes avant même d’avoir repris sa place entre baquet et volant (c’est là où il est le mieux) : « J’ai eu dès l’année dernière le sentiment que la presse du rallye s’intéresse davantage à la discipline et à ce qu’il se passe sur les spéciales, plutôt que les journalistes F1 qui écrivent des c… pour faire les gros titres ».

Ca, ça n’a pas de prix. Pour tout le reste, il y a les Saoudiens.

F-duct avant pour Mercedes GP ?

19 oct

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On en saura plus dans les semaines à venir, mais Mercedes travaillerait sur une version avant du F-duct qui a fait les beaux jours (ou les moins laids plutôt) de McLaren en 2010. J’ai eu beau me triturer les méninges, impossible de comprendre comment recréer un effet similaire. Mes compétences en aérodynamique ne me permettent pas de me faire un avis “indépendant” sur la question avec les seules notions basiques grapillées au fil des années à suivre les courses. Le seul début d’explication plausible, c’est un contributeur de f1technical.net (Yogibear) qui me l’a fournie :

This look very much like something that I worked on.Whilst I cant be 100% sure I believe that the outlet on the wing will provide a stream of slower moving air onto the upper side of the wing. This will in effect increse the pressure dfference between the upper and lower surfaces further still than if the wing was used in a conventional manner. 

If this is the case its not an F-Duct just clever ducting and manipulation of the airflow.

En revanche, la présence d’un tel dispositif dès Spa expliquerait une des énigmes de la saison à mes yeux. Comment Michael Schumacher pouvait-il avoir une V-max d’anthologie à Monza sans être trop à la rue dans les secteurs plus tournant du tracé lombard ? Un tel système permettrait de réduire la traînée dans les lignes droites compte-tenu de l’appui. Autosport (Edd Straw) mentionne également une influence du dispositif sur le diffuseur.

Mercedes is experimenting with an innovative front wing that uses the F-duct concept to boost downforce.

The airflow entering the slot on the front of the nose is, under certain air pressure conditions, diverted through channels in the front wing assembly and then redirected out of slots in the bottom of the main plane.

This airflow is fed to the diffuser, boosting the downforce generated at the rear of the car. This has also improved the way that the Mercedes uses its rear tyres.

While the F-duct, which required the driver to cover a hole in the cockpit with his hand, arm or leg, has been outlawed, the Mercedes design is legal as it does not depend on any such direct influence.

Là, ça me paraît carrément hypothétique compte-tenu du flux décrit par le schéma initial. Sans parler du fait que la minuscule ouverture sur le nez semble à vue de pif difficilement capable d’apporter un flux d’air suffisamment conséquent pour influencer l’équilibre aérodynamique général de la machine… Je sens que ce système va faire beaucoup faire parler de lui et qu’on n’est qu’au début d’une longue histoire.

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En deux-deux

10 oct

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Qu’il était chiant ce grand prix… Sérieux, je sais toujours pas ce que j’ai regardé. Ah si ! Vettel qui égale Alonso Díaz et ses deux titres. Bon, il est encore mené 27-19 aux victoires, mais à ce rythme, ce sera plié en fin de saison prochaine. Comme ça fait 27-20 aux poles, le meilleur pilote du monde va bientôt être détroné par un freluquet qui pilote une canette de soda. Si si, je me moque. Pourtant, je préfère le Alonso 2011 à la mouture 2010, un brin arrogante et casse-burnes. Comme quoi les mouches changent vite d’âne. Il a sorti une sacrée course le Alonso. Mais je crains pour lui un destin à la Prost chez Ferrari s’il revient fanny une troisième fois en 2012.

Bon, sinon, Button m’a amusé, justement. Il a laissé Alonso revenir à coup de chrono de dingue dans le T2… ET PAN, quand il a voulu, meilleur temps absolu dans le T2. A trois tours de la fin. A l’italienne. On a dû aimer, à Maranello. Soigner le mal par le mal. “Je me suis suis laissé dire que tu t’arrachais pour m’attaquer en fin de course. Si j’ai envie, regarde ce que je te fais.” Si Button se met aux messages subliminaux, le prochain championnat va être sympa.

Sinon, Schumi égal à lui-même en cette fin de saison quand il ne monte sur personne, je dirais. Hamilton égal à lui même en cette fin de saison en montant sur tout le monde, je dirais. A force de croiser le fer avec son nouveau copain (ils m’ont bien fait marrer, ses compliments), il va finir les échappements en chou fleur à tous les GP, le Fais-li-pets. J’ai aussi vu en regardant les classements finauds qu’on avait retrouvé Webber et qu’il avait participé à cette course. Pour Steve Fossett, ça avait été plus long. Bon, faut être mesuré, on ne l’a vu qu’une seule fois : lorsque le muret Red Bull lui a passé la consigne. Le boute-en-train de l’étalon Fetteul, quoi.

Un mot sur Perez aussi. Un qui doit sentir son souffle juvénile mais néanmoins rauque sur sa nuque, c’est Massa. Car logiquement, c’est lui qu’on devrait retrouver chez Ferrari très bientôt. Pourquoi pas dans le cadre d’un échange ? Massa retourne chez Sauber, Perez chez Ferrari dans le rôle fort flatteur de PQ d’Alonso et Peter se retrouve avec des blocs italiens à un prix raboté. Il est beau mon plan nan ?

Deux qui n’ont pas confirmé (cette fois-ci) les belles dispositions entrevues, ce sont Koba et Senna Jr. Kobayashi s’est fait plié par le Telmex boy à la maison. Ca cause, quand même. Quant à Senna, il n’est pas largué en vitesse pure sur un tour par Petrov. Ce qui est bon signe, car le Russe a le pied droit lourd. En revanche, l’impression qui reste est double. D’une part, Bruno semble peiner un peu plus pour aller chercher ces chronos. D’autre part, il semble manquer d’un peu de consistance en course. A voir, mais mon impression est que Petrov (qui a pour lui une expérience plus conséquente dans l’équipe et au volant de la voiture) est encore la référence chez LRGP. Allez, Bruno, on va au charbon !

Le juste prix

6 oct

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Je sais, les billets se succèdent à une cadence infernale. Profitez-en, ça ne dure jamais bien longtemps. Mais l’actu, sans être terriblement riche, est comme je l’aime : susceptible d’offrir plusieurs niveaux de lecture. Ce qui m’a toqué aujourd’hui (puisque nous sommes en l’an 1 après Jenson Button), c’est le côté affreusement évasif des Anglais de Woking au moment d’évoquer le salaire de Button. Pourquoi donc ? Un salaire, c’est de l’argent, plein de Mars et des bagnoles, mais c’est aussi révélateur du crédit qu’accorde un team à ses pilotes. Donc la question qui me brûle les lèves, c’est : plus ou moins que son pote Lewis Hamilton ? En garçon logique et puisque les prix sont fluctuants, je vais fixer la limite au salaire du natif de Tewin (contrat signé en 2008) : 16M$.

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- pour le Daily Star, c’est 15 M$ par an. Une somme certaine “pour au moins deux ans”.

- pour le Daily Mail, c’est 12 M$ “sur les quatre prochaines saisons”.

- pour le Daily Telegraph, c’est même salaire qu’actuellement (9-10M$) mais moins d’obligations avec les sponsors. En contrepartie, pas d’augmentation de ces émolutions.

- pour le Daily Express : 62 millions de dollars “pour sa loyauté”. Sur quatre saisons. Soit 15.5M$ annuels. Tiens, je sens que tu tousses, Lewis.

- pour le Sun, c’est 93M$ sur les cinq prochaines saisons… Soit 18.6M$. Le grand gagnant du concours est donc The Sun. Reste à savoir si c’est vrai. Autant que je me souvienne, le Sun n’est pas la parution la plus recommandable du pays, mais Ago, si tu me lis, tu es mieux placé que moi pour juger ces diverses sources.

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Finalement, bon bah on en sait rien, mais je me dis que si on cache un tel chiffre voué à sortir tôt ou tard, c’est qu’on joue la montre. Pour quelle raison ? Pour gagner du temps et ne pas fâcher Lewis ? Et si Hamilton rejoignait Fernando Alonso chez Ferrari à la fin de l’année prochaine ? Et s’il remplaçait Webber chez RBR, avec en bonus une superbe opération commerciale chez Red Bull ? Dossier à suivre !

PS @Sonic : j’ai épluché les coulisses du blog et retrouvé tes trois commentaires taxés injustement de l’étiquette “Indésirable”. Comme ce n’est pas vrai, je te réhabilite et ta prose aussi. Mes excuses.

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